Qui s'y frotte !

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Schlifenthal

Exposition
Schlifenthal
Là où dorment les comètes

Abbaye des Prémontrés – Pont-à-Mousson
du 7 octobre au 4 décembre 2016

 

Pour sa première grande exposition personnelle, intitulée « Schlifenthal, là où dorment les comètes », L’Abbaye des Prémontrés a le plaisir d’inviter Simon Hitziger à nous présenter ses dernières créations artistiques. Et c’est avec une imposante série de peintures, de dessins et de sculptures que Simon Hitziger nous convie à entrer dans son univers comme on pénètre dans la forêt. Et c’est précisément dans la forêt de son enfance qu’il nous invite, au lieu-dit : «Schlifenthal », qui en vieil allemand désigne « la vallée des endormis ».
Il nous attire dans cette forêt mystérieuse et profonde dans laquelle il aimait s’égarer.

Plus qu’un simple retour aux sources, Simon Hitziger nous livre ici une forêt magnifiée d’où surgit une véritable ode à la nature. Dans un étrange foisonnement végétal, les champignons apparaissent comme des personnages à part entière. Ils se dissimulent dans un camaïeu d’écorces et de feuilles dont les subtiles touches colorées sont traitées comme des tapisseries ou des mosaïques.
Le vert tendre des bouleaux printaniers est comme une promesse de renouveau.
Ses tableaux trahissent sa passion pour les couleurs, parfois vives et souvent exagérées.
D’ailleurs la gaîté des couleurs et la quasi absence de présence humaine, rend la répétition d’autant plus inquiétante. Dans ses peintures et ses dessins, Simon fait régner un « suspens », une tension comme au cinéma. Il resserre le cadre, enferme le paysage et provoque des rencontres insolites.  La forêt de Simon est un labyrinthe inquiétant mais c’est aussi un espace de liberté, d’évasion où le temps se dilue. Au détour d’un sentier qui se dérobe, l’artiste nous invite à l’errance, à  la rêverie, à la résurgence des souvenirs et convoque l’imaginaire.

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Simon Hitziger
Né en 1980 à Wissembourg, vit et travaille à Nancy.

Depuis son diplôme des Beaux-Arts obtenu  en 2006, il a participé à de nombreuses expositions à travers l’Europe (France, Allemagne, Luxembourg, Belgique, Grèce, Espagne, Pays-Bas…) Le jeune artiste a rapidement eu l’envie d’étendre ses moyens d’expression en explorant différentes  formes de créations. Il a toujours croisé les disciplines artistiques et se complaît dans la multiplicité des supports et des médiums (Peinture, dessin, sculpture, installation, son et vidéo)

Chargé de contrastes et  teinté de poésie, l’univers artistique de Simon Hitziger est un mélange de douceur et de brutalité, dans lequel il dissimule ses émotions et ses attirances.
Il s’intéresse à des notions telles que la nature, la séduction et la fragilité de l’existence.
Son travail peut prendre différentes formes et combine subtilement intimité et territoires collectifs.
Cet artiste est tout particulièrement attiré par des lieux tels que les chantiers ou les zones portuaires pour leur taille imposante et leur activité humaine intense. Mais Simon Hitziger aime également les grands espaces sauvages comme les montagnes, les océans et les forêts pour leur calme et leur intemporalité. Tous ces lieux le fascinent car ils possèdent une dimension qui nous dépasse et en quelque sorte échappent à la raison. Il aime s’imprégner de leurs ambiances, comprendre leurs fonctionnements et observer le passage du temps et des saisons.
Pour ses réalisations artistiques il s’approprie ces lieux, il en extrait des images, des sons, des formes ou des objets. Ensuite il les utilise dans son atelier en y ajoutant d’autres  situations comme des souvenirs de voyages, des rêves, ou parfois même des extraits de cinéma. Ainsi il donne à ces lieux une dimension personnalisée, étrangement labyrinthique, qui modifie la perception du réel.

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Simon Hitziger Untitled – 2010 pencil and typewriter on paper 21 x 28,2 cm

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FORMATION:

2006 . DNSEP, avec les félicitations du jury, ENSA Nancy
2005 . Séjour Erasmus à Berlin : KHS Berlin (Weissensee)

EXPOSITIONS:

◊ 2006. Les Sentiers Rouges – Luxembourg
◊ 2006. Auto-Reverse avec Jean-François Robardet, galerie 117 – Nancy
◊ 2007.  Plasti-cité – Metz
◊ 2007. Standpunkt – Sarrbrücken
◊ 2007. Sharing Common Playground – Luxembourg
◊ 2008. No borders just N.E.W.S – Bruxelles. Belgique
◊ 2008. No borders just N.E.W.S – Thessaloniki. Grèce
◊ 2008. No borders just N.E.W.S – Valencia. Espagne
◊ 2009. Sans Domicile Fixe, chez Jérôme Knebusch – Metz.
◊ 2009. Slip Slip Slip, avec Jean-François Robardet, – internet.- Rome, Italie.
◊ 2010. Fast-Forward avec Jean-François Robardet, – Nancy.
◊ 2010. Rubbing Glances #1, exposition collective, chantier Artem – Nancy.
◊ 2011. Rubbing Glances #2, édition d’un livre d’art
◊ 2011. Rubbing Glances #3, exposition collective, Galeries Poirel – Nancy.
◊ 2012. Love & Coal Dust, Faculté de lettre et des sciences humaines – Nancy.
◊ 2012. Concordance – Raon-l’Etape.
◊ 2012. Fenêtre Augmentée #2, avec Thierry Fournier – Pyrénées Orientales
◊ 2013. Blanc, curateur : Jean-Yves Camu, – Iufm de Lorraine – Nancy
◊ 2013. Ouh lala, Galerie CNCPT13 – Amsterdam, Netherlands.
◊ 2014.  0KM Sichtweite, HBK Galerie – Sarrbrücken – Allemagne.
◊ 2015. Hommage à Karlsruhe, pour les 300 ans de la ville de Karlsruhe – Allemagne.
◊ 2015. Exposition personnelle « Simon Hitziger », à Saint-Laurent-en-Grandvaux – Jura.
◊ 2016. Le Silence des Clairières – Nancy.
◊ 2016. Schlifenthal, Là où dorment les comètes – Abbaye des Prémontrés

PUBLICATIONS:

2011 . Rubbing Glances #2 (Direction éditoriale & conception graphique ) – Editions du Parc
2008 . No Borders, Just NEWS – catalogue d’exposition – AICA International – Paris.
2007 . Sharing Common Playground – catalogue d’exposition – Luxembourg 2007
2014 . ALUM, Edition numérique pour tablettes – ENSA -Nancy

PRESSE:

2010 Télérama (sortir) – article – double page consacré à Simon Hitziger & Photographie de
couverture.
Divers articles dans L’Est Républicain, Les DNA et la presse spécialisée artistique (Artline et Novo …)

 

OUT  OF REACH

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Toujours en quête d’aventure …
« Out of Reach » est le résultat d’une expérience vécue sur un porte-container. Une errance intemporelle qui nous plonge dans l’immensité des paysages marins et dans l’ambiance industrielle des zones portuaires. Une traversée sans escale, ancrée dans la démesure.
En 2012, Simon Hitziger obtient le soutient de la DRAC Lorraine qui lui a attribué une aide individuelle à la création pour la réalisation de son projet : Partir en solitaire sur un porte container pour y enregistrer des images et des sons. Après avoir minutieusement organisé son voyage durant l’hiver et après de longs mois d’attente, il embarque enfin en juin 2013 sur le MSC Carouge pour une traversée de dix jours sans escale entre Anvers et Istanbul. Seul passager à bord, muni de son matériel d’enregistrement, il se laisse complètement porter par le rythme lent du bateau.

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L’installation vidéo «Out of Reach» nous restitue comme dans un rêve, l’ambiance intemporelle de cette errance. Ici tout est démesure : la taille, le poids du bateau, l’immensité des paysages, les longs moments de solitude ou encore les émotions intenses ressenties lors du mythique passage du détroit de Gibraltar et l’arrivée dans le Bosphore.

 

 

 

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«Le temps ne s’appréhende pas de la même manière, tout semble être étrangement suspendu,
inaccessible et toujours en mouvement. La ligne d’horizon recule inlassablement tandis que nous avançons vers elle. A la tombée de la nuit, quand le bateau s’engouffre dans l’immensité, bercé par la houle et le ronronnement du moteur, je me suis senti coupé du monde, mais jamais avant cet
instant là je ne m’étais senti autant en vie. Mon corps entier, ma respiration, le battement
de mon cœur et le sang dans mes veines prenaient tout à coup toute la mesure de mon
appartenance à l’univers. L’urgence de l’instant présent n’existait plus.»

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-My first car on railways-

 

Structure

 

Dans sa démarche, Simon Hitziger n’hésite pas à se déplacer.
Déjà en 2005 il s’était  rendu dans le port de Rotterdam, spécialement  pour y faire un moulage en plâtre d’une bitte d’amarrage. Il déploya à la sauvette son attirail: bâche plastique, sceau, bandes plâtrées, ciseaux et gants.  Devant lui passaient d’immenses porte-containers, cargos et  pétroliers venus du monde entier. De l’autre côté, une forêt de grues lumineuses déchargeaient les marchandises dans un son lourd et continu. Simon se mit au travail, pris les bandelettes de plâtre et réalisa le moule. L’empreinte libérée de son support originel, la forme se mit à voyager…
Lors de cette expédition, il avait littéralement arraché une empreinte au paysage.
De retour à Nancy, le moule fût assemblé pour en refaire un exemplaire en savon  qui prit successivement l’apparence d’une boule de démolition (Geduld), avant d’être allongé sur un radeau tel un amant échoué (Sailors don’t need Lube) en 2013.

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RUBBING GLANCES  

En 2010 Simon Hitziger organise une série d’événements, sur le thème du chantier, intitulée « Rubbing Glances ». Un programme culturel d’envergure dont il a été l’initiateur, le curateur et  le directeur artistique. Pour ce projet  il a invité douze artistes, fraîchement diplômés, à créer des œuvres spécifiques pour le site en construction du nouveau campus Artem à Nancy.  La démolition de l’ancienne caserne Molitor venait tout juste de se terminer et déjà les premiers murs en béton sortaient de terre, dans un vacarme incessant, sous le ballet aérien des grues. Il n’y avait rien de plus excitant pour le jeune artiste que de convier ses anciens camarades d’école à venir sur cet immense terrain de jeu.
Durant près de six mois les artistes pouvaient venir sur le chantier pour s’en imprégner et pour préparer une exposition entre les pelleteuses et les tas de gravas. Elle fut présentée au public lors d’une journée « chantier ouvert » et tout le monde pouvait découvrir les installations, vidéos et performances dans un univers inhabituel.
S’en suivit l’édition d’un livre d’artistes (Rubbing Glances #2),  qui regroupe des photographies du chantier, des réalisations graphiques inédites ainsi qu’un texte philosophique de Didier Laroque, sur le temps qui passe et qui nous rappelle que chaque nouvelle construction porte déjà en elle-même une future ruine.
Enfin durant tout l’été 2011, une autre exposition d’ampleur eu lieu : (Rubbing Glances #3), à travers laquelle il transposa  l’univers de la construction dans les prestigieuses Galeries Poirel à Nancy.

 

 

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Communication réalisée par Philippe Tytgat :
http://tytgat.tumblr.com/
http://cauboyz.tumblr.com/

 

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The Possible End – Performance de Benjamin Laurent Aman – 24 juin 2011

http://www.benjaminlaurentaman.com/

 

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Swarming – Simon Hitziger – Galeries Poirel

L’idée que les choses ne sont jamais définitives est une des principales composantes du travail de Simon Hitziger, dans le sens où une œuvre d’art ne devrait jamais être considérée comme étant une chose terminée (même si elle en a l’apparence), car il lui est cher de pouvoir la réinterpréter en fonction de l’espace, des envies, des époques ou du contexte politique et social.
Pour Hitziger, l’art questionne mais ne propose pas de réponse.
Et c’est tout naturellement dans l’univers du chantier qu’il trouve ses repères.
Les phases successives conduisant à la modification d’un espace retiennent son attention, l’inachevé stimule son imagination : il prolonge, complète, attribue ou empêche les formes par la pensée. Le chantier, avec ses matériaux brut, possède une certaine forme de chaos qui procure à Simon Hitziger l’envie de créer.

Pour l’exposition Rubbing Glances à Poirel, il met en espace ce qui semble être un espace de travail. Cet ensemble, composé de différents objets qui se rapportent aux notions de transformations et de déplacements, interrogent l’homogénéité et son contraire ; il y intègre des sculptures et des parties de sculptures. Il définit cette intervention comme la suite de recherches autour des notions de déplacement et de transformation. Plus largement, les manifestations Rubbing Glances sont pour lui composées autour d’une certaine perte de repères, avec la volonté de laisser une grande liberté d’interprétation à la lecture de l’œuvre.

 

NO BORDERS – JUST N.E.W.S 

En 2008 il a été sélectionné par AICA International  (Association Internationale des Critiques d’Art) pour participer à « No Borders – Just N.E.W.S », une exposition européenne itinérante qui regroupa des œuvres de 29 artistes récemment sortis des écoles d’art de 22 pays européens. Au travers divers médiums, telles que peinture, vidéo, photographie, sculpture, installation,… ces plasticiens proposaient des œuvres attestant leur curiosité et leur engagement face à diverses problématiques actuelles.

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« Fasciné par les sites en réhabilitation et les zones industrielles, Simon Hitziger travaille à partir de matériaux de construction pour réaliser ses installations sculpturales. De ces lieux péri-urbains que Michel Foucault a qualifiés « d’hétérotopies », Hitziger retient les notions de transformation architecturale, de transition et de disparition. Aux palettes devenues des objets-socles, il adjoint des planches, des serre-joints et des blocs de béton maintenus par des sangles, lesquelles viennent souligner que ces éléments n’ont pas de rapport fonctionnel entre eux. Si de tels assemblages font preuve d’un goût pour la composition, ils dépassent néanmoins la question de l’accumulation en vertu d’un élément inattendu, le savon. Résultant d’un mélange, le savon est bel et bien, comme dans le poème de Francis Ponge, une « pierre magique », qui a une sorte de « dignité particulière » à se faire mousser et à disparaître. Chez Simon Hitziger, le savon et le béton sont les deux éléments coulés et moulés sur le support ; le premier exerce une attraction sur la main, évoquant caresse et mousse virtuelle, état solide puis liquide. Matériau emblématique des villes à l’extension prométhéenne, le béton, quant à lui, s’impose comme force d’occupation des zones de transition, toujours prêt à être déplacé, alpha de la construction et omega de la civilisation.»
Obtenues par superposition, les cinq sculptures de Hitziger s’élèvent par couches de matériaux, où la couleur, soutenue et vive, donne toute l’énergie à l’ensemble. (Texte de Céline Flécheux)

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 « …Des outils de chantier, des rails autoroutiers, des palettes et autres blocs de béton dont s’empare Simon Hitziger dans sa panoplie artistique aux allures de statuaire. Qu’il les assemble, comme une acmé de ready-made, ou qu’il les évoque, comme dans ses copies constituées avec le matériau le plus antinomique qu’est le savon, c’est de toute façon à un glissement qu’il invite, à une désaffection lucide de leur fonctionnalité, dans le déplacement perceptif qu’il nous impose. Autrement dit, il est toujours recommandé de ne pas trop se fier aux apparences…. »

«No Borders, et c’est tant mieux… »
Texte paru dans le catalogue de l’exposition, par Ramon Tio Bellido.

 

FENETRE AUGMENTEE #02 – PRATS-DE-MOLLO


En 2012, dans le cadre du projet « Fenêtre augmentée 02 », Simon Hitziger réalise «Hike in Crystals », une série de vidéos à partir d’éléments collectés lors d’une ascension en solitaire du Costabonne (2400M), travaillant sur les différences d’échelle, les fragilités et les changements d’état du milieu naturel. Il a notamment travaillé sur les subtils détails de la fonte des neiges.

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L’exposition «Fenêtre augmentée 02 » s’est ouverte en juillet 2012 au Fort Lagarde (Prats-de-Mollo, Pyrénées-Orientales) : elle est visible d’avril à octobre inclus, jusqu’au 30-10-2016 et cadre le paysage de montagne en face du Fort Lagarde.

Fenêtre augmentée est un observatoire sensible : une installation interactive in situ qui propose une nouvelle forme d’exposition, prenant pour point de départ le paysage. Thierry Fournier choisit un point de vue précis sur un paysage, qui est filmé en continu par une caméra. Plusieurs artistes et auteurs sont invités à proposer des œuvres autour de ce paysage et de son observation : vidéos, œuvres interactives, dessins, enregistrements, entretiens… Ces contributions sont ensuite précisément positionnées sur la vidéo de la caméra, qui est diffusée en direct sur un grand écran tactile. Les spectateurs explorent intuitivement cette « fenêtre » pour découvrir les œuvres.

Exposition collective, installation in situ et édition sur tablettes, 2012
Conception et commissariat d’exposition Thierry Fournier et Jean-François Robardet.
Fort Lagarde, Prats de Mollo (Pyrénées orientales), 2012-2016

http://www.pandore-edition.fr/fenetre-augmentee/

http://www.thierryfournier.net/fenetre-augmentee-02-prats/

 

 

WOANDERS

Installation 2007 (détails, vu de l’exposition Standpunkt, Kunstsilo Saarbrücken)
Chaine en acier, ancre de balise fluviale, bois, tissus jaune
Pour l’exposition Standtpunkt, Simon Hitziger s’approprie tout le bâtiment du silo à grain. Il propose l’installation WOANDERS, qui signifie
«ailleurs». Avec une grosse chaîne attachée au sommet du bâtiment, Simon Hitziger amarre le silo à une ancre de balise disposée à 75 mètres
en contre-bas entre le canal et la voie ferrée. Un drapeau jaune indiquant une demande de libre navigation, flotte sur le point culminant du toit
en rivalisant avec les antennes téléphoniques. WOANDERS invite le spectateur à une dérive imaginaire.

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Contact :

simon.hitziger@gmail.com